Le collectif est composé de parents, enseignants et représentants d’associations péri-scolaires. Son but est de lutter contre les réformes de l’école en cours, par l’organisation de soirées, manifestations et actions d’information. Né à Lavaur, il a pour vocation de féderer toutes les forces de l’ouest tarnais partageant cet objectif.

Suppression de postes – Manif le 16/10 à Lavaur
22 octobre, 2010, 10:46
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Dans le Tarn, d’ici la fin de l’année plus de 100 personnes en contrat aidé qui travaillent dans les écoles, les collèges et les lycées ne verront pas leur contrat renouvelé. Cette décision motivée par les réductions de coûts dans l’éducation nationale aura des conséquences sur la scolarité des enfants, en plus de priver d’emploi les bénéficiaires de ces contrats.

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Au collège « Les Clauzades » de Lavaur, ce sont 5 personnels précaires qui vont partir alors que cet établissement est devenu le plus grand collège du Tarn. Les conséquences sont les suivantes : fermeture du CDI certaines demi-journées de la semaine, suppression de tous les voyages scolaires, fermeture des secrétariats d’intendance et administratif aux élèves et aux personnels de l’établissement les matinées.

Dans les 3 écoles maternelles de Lavaur, c’est un poste occupé par une personne dans le cadre d’un contrat aidé qui a été supprimé en septembre. Ce personnel, partagé par les trois établissements, aidait à l’accueil des familles et des enfants, à la surveillance, à l’encadrement des sorties scolaires et à la gestion administrative (classements, courrier, téléphone…..).

Dans les écoles primaires de Lavaur, celles de Labastide Saint-Georges et de Damiatte, ce sont à chaque fois des postes de secrétariat qui disparaissent ou vont très prochainement disparaître.

Dans les écoles de Briatexte et de Saint-Gauzens, un poste d’aide administrative va être supprimé dans l’année et trois enfants handicapés sont toujours dans l’attente d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS).

Au lycée Las Cases de Lavaur, la personne s’occupant de la gestion du réseau informatique et celle assurant un poste de secrétariat perdront leurs emplois avant la fin de l’année scolaire.

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Des personnels et des parents de ces écoles, Le Collectif Tarn Ouest de Défense de l’Ecole, la FCPE, les syndicats FSU (SNES et SNUIPP) et SUD ont défilé le samedi 16 octobre pour défendre ces emplois et leur donner un statut pérenne. La manifestation est parti du collège des Clauzades à 10h et s’est achevée devant la mairie, où le député-maire M. Carayon n’a pas daigné recevoir de délégation malgré la demande d’audience qui lui avait été faite préalablement.

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 La manifestation en vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xfbk8v



De l’irresponsabilité syndicale, par Alain Refalo
2 avril, 2010, 14:38
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Enseignant du primaire en résistance 

Auteur du livre En conscience je refuse d’obéir, résistance pédagogique pour l’avenir de l’école, Editions des Ilots de résistance, 2010

Lettre publiée sur http://resistancepedagogique.blog4ever.com

 

Le 30 mars 2010

Après des mois de silence et d’inaction, alors que la formation initiale des enseignants est démantelée, que le ministère veut recruter des étudiants et des retraités pour les remplacements, que le projet des EPEP consacrant la municipalisation des écoles pointe à l’horizon et surtout que des dizaines de milliers de postes seront à nouveaux supprimés à la rentrée, les syndicats nous proposent à nouveau une journée de grève ici, une autre par là, des manifestations et même des pétitions sur internet… Incapables d’analyser les échecs de leurs actions passées, les principaux syndicats d’enseignants du primaire, sur le plan national, restent décidément figés sur le mythe de décembre 95. Ils oublient la cuisante déroute du printemps 2003 qui a contribué à écœurer de nombreux enseignants et à les détourner de l’action syndicale. Et depuis trois ans, malgré une mobilisation sans précédent autour de la défense de l’école publique, ils sont incapables de relayer les nouvelles formes de résistance qui ont émergé et n’ont pas réussi à infléchir la politique au bulldozer du gouvernement.

Or, les attaques sans précédent contre l’école et plus largement le service public d’éducation méritent une riposte d’envergure proportionnée à ces attaques. Si l’école publique est vraiment en danger, et ce n’est pas qu’un slogan, notre devoir est d’empêcher la mise en œuvre des réformes qui déconstruisent l’école et que les grèves précédentes n’ont pu enrayer. Nous devons d’urgence repenser à nouveaux frais nos modes d’action et de résistance pour être à la hauteur du défi que nous a lancé ce gouvernement. Le ministère exige une soumission inconditionnelle des personnels pour qu’ils obéissent et appliquent sans discuter les réformes. Là est le véritable curseur qui permet de mesurer le niveau de résistance ou de soumission de la profession. Allons-nous continuer à manifester et faire grève contre ces réformes et une fois revenus dans nos classes les mettre en pratique bien sagement ? Faut-il rappeler aux syndicats qu’un fonctionnaire est doué de raison et de conscience ? Lorsqu’il nous est demandé d’être complices de réformes néfastes et destructrices, notre seul devoir est de s’y opposer, et de refuser collectivement de s’y soumettre. Ce n’est pas seulement une question d’honneur, mais de responsabilité et d’efficacité.

Les syndicats majoritaires sont en retard de plusieurs batailles. Ils ont oublié que ce pouvoir a parfaitement retenu les leçons du passé et qu’il s’accommode désormais d’une contestation légale quand bien même elle serait massive dans la grève. En réalité, il n’attend qu’une seule chose : que les syndicats continuent à « s’opposer » par la grève, y compris « reconductible », et la manifestation. Il peut ainsi dormir tranquille, d’autant que les syndicats cautionnent le service minimum d’accueil en demandant aux grévistes de remplir leur fiche de déclaration de grève… Ce que ce pouvoir redoute d’abord, c’est l’insoumission des personnels et la désobéissance collective, seules résistances susceptibles de faire échec, dans l’action quotidienne, aux réformes destructrices. Nous l’avons expérimenté. Ce qui est insupportable à notre hiérarchie, ce n’est pas tant la désobéissance clandestine, que la désobéissance ouverte, revendiquée et assumée. Elle seule, aujourd’hui, constitue une force de pression qui fait bouger les lignes.

Le mouvement des enseignants du primaire en résistance  a inauguré une nouvelle forme de lutte dans l’Education Nationale. La première victoire que les enseignants-désobéisseurs ont obtenue, c’est de n’avoir rien cédé malgré les pressions et les sanctions, somme toutes relativement limitées. La seconde victoire, c’est qu’ils continuent à enseigner sans se renier, sans appliquer les dernières réformes pédagogiques. De fait, ils les neutralisent. Quelques milliers, c’est un grain de sable dans la machine à déconstruire. Plusieurs dizaines de milliers, ce serait l’échec définitif des réformes. La résistance pédagogique constitue un puissant levier, à la portée de chacun-e, qui atteste d’une action déterminée, permanente et populaire. Comment peut-il se faire que les syndicats soient incapables de le comprendre ? Comment est-il possible qu’ils n’aient pas revisité leur logiciel de résistance en regard de ce mouvement exemplaire qui a émergé par l’initiative de quelques-uns qui ont su entraîner un grand nombre dans la désobéissance collective ?

3 000  enseignants-désobéisseurs, c’est certes le plus important mouvement de désobéissance civile que l’Education Nationale ait connu, mais c’est surtout une forte minorité agissante qui ne demande qu’à s’étoffer et à devenir une véritable force de contrainte sur le pouvoir. Nous n’oublions pas que de nombreux collectifs de parents d’élèves se sont mis en mouvement dans la foulée des premières lettres de désobéissance. Un espoir venait de naître qu’il convenait de ne pas décevoir… La popularité de ce mouvement n’a pas faibli auprès des parents d’élèves. Là est l’enjeu décisif : susciter la sympathie et la mobilisation de l’opinion publique en soutien à l’action des enseignants-désobéisseurs pour structurer une pression sur le pouvoir qu’il ne pourra pas ignorer. C’est ainsi que l’opinion publique passe d’une attitude de tiers-témoin à une attitude de tiers-soutien. Cette force de l’opinion publique en appui des revendications des enseignants-désobéisseurs peut s’avérer décisive.

Certes, les syndicats ont su apporter leur soutien aux enseignants-désobéisseurs menacés de sanctions. Mais ce fut vraiment le service minimum ! N’y a-t-il pas quelque hypocrisie à soutenir un enseignant-désobéisseur lorsqu’il est soumis à la pression de son administration, tout en se démarquant haut et fort, y compris en commission disciplinaire, du mode d’action utilisé ? N’est-ce pas le pire soutien que nous pouvions espérer ? Les syndicats se veulent « responsables », alors la désobéissance ce n’est pas leur tasse de thé, entend-on ici ou là. En réalité, leur manque de lucidité et de courage frisent l’irresponsabilité en regard des enjeux de la déconstruction de l’école publique. Pour être juste, fort heureusement, un nombre non négligeable de sections départementales du syndicat majoritaire dans le primaire, sous l’impulsion d’adhérents-désobéisseurs, ont repris à leur compte la démarche de la résistance pédagogique en mobilisant de façon significative.

L’heure n’est plus à la frilosité. Dans de nombreux secteurs publics, à l’exemple des enseignants-désobéisseurs, et bien souvent en dehors des organisations syndicales, des fonctionnaires entrent collectivement en résistance et en désobéissance pour ne pas cautionner des lois et des réformes scélérates qui détruisent les acquis issus de la Résistance. De ce point de vue, ils agissent réellement de façon éthique et responsable. Le moment est venu de préparer la convergence des luttes, mais également  la convergence des moyens de lutte pour résister ensemble et massivement à ce pouvoir libéral-autoritaire. Nous avons essayé de convaincre, nous avons attendu, nous avons espéré que les organisations syndicales soient à la hauteur de la situation… Désormais, le temps est compté. Nous avons décidé, et sans attendre, selon la formule de Gandhi, d’être dès aujourd’hui le changement que nous voulons voir réaliser. En conscience et en toute responsabilité.



La lettre de Damien
2 avril, 2010, 14:37
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Bonjour,

Je m’appelle Damien, j’ai 10 ans, je suis en CE2, j’ai déjà redoublé deux fois. Je vais à l’école depuis longtemps mais pourtant je n’aime pas ça parce que je ne suis pas un bon élève. Au début, quand j’étais à la maternelle, il y avait les maîtresses du Rased(1) qui s’occupaient de moi, pour m’aider parce que je suis un peu différent, il paraît, et que les leçons elles ne rentrent pas dans ma tête comme dans celle des autres enfants. Grâce aux dames du Rased, j’ai fait des progrès.

Cette année, les maîtresses du Rased sont moins nombreuses. Elles n’ont plus le temps de s’occuper de moi. A la place je fais de l’aide personnalisée avec ma maîtresse. Ça veut dire que je fais deux heures de plus que les autres. Alors, je suis fatigué. Puis, c’est pas juste car, pendant que je suis en aide, les copains s’amusent. Quand je retourne en classe avec les autres, ça va beaucoup trop vite car les nouveaux programmes sont très chargés(2). On ne fait presque que des maths et du français pour réussir les évaluations.

J’aimais bien la musique, les arts plastiques, les sciences, mais on n’en fait presque plus par manque de temps. Aussi, il y a de moins en moins d’activités culturelles et sportives car les associations n’ont plus assez d’argent. Je voudrais en faire le mercredi comme les copains qui ont des cours privés, mais maman dit que c’est trop cher !

J’espère que ma petite soeur, Sophie, elle se débrouillera mieux que moi, et que l’école elle l’aimera. Mais, pour l’instant elle ne peut pas y aller parce qu’il n’y a plus de place pour les enfants de deux ans et demi. Comme la crèche ou le jardin d’éveil, payants, sont trop chers et que de toute façon il n’y a plus de places, maman ne travaille plus qu’à moitié pour s’occuper de Sophie. Le maître a dit à maman que c’est dommage que Sophie elle ne soit pas « socialisée » parce que ça va être plus dur pour elle quand elle va commencer l’école.

Pendant une réunion d’information mon maître a dit que je suis fiché sur Base élèves. Il pense que l’école publique est déjà en danger et que ça va être pire car, pour faire encore des économies, il va y avoir moins de maîtres(3), les remplaçants ne seront plus des maîtres(4) et les écoles vont être regroupées pour pouvoir choisir les élèves et supprimer des classes(5).

Mon maître se met en grève pour défendre l’école mais avec le service minimum d’accueil la grève elle sert à rien.

L’école en fait je ne veux plus y aller. Je traine avec les grands qui n’aiment pas l’école non plus. Les grands ils disent que l’avenir, y’en a pas pour nous, parce qu’on est bête et qu’on est pauvre.

Mon maître pense qu’il faudrait que j’aille dans un établissement spécialisé mais il n’y a plus de places.

Je m’appelle Damien et je pourrais être votre fils, petit-fils, cousin, neveu, voisin …

(1) Suppression de postes du Réseau d’Aides Spécialisées aux Enfants en Difficultés.
(2) Programmes adoptés en 2008 sans concertation, décriés par l’ensemble ds professionnels
(3) Suppression de 16000 postes à la rentrée 2010, 50000 enseignants en moins en 5 ans.
(4) Projet de création d’une Agence Nationale de Remplacement, avec du personnel non-enseignant et précaire.
(5) Transformation des écoles en Etablissements Publics d’Enseignement Primaire, piloté par un conseil d’administration qui décidera entre autres des projets pédagogiques, et où les enseignants seront minoritaire au profit des élus

Cette histoire n’est pas une fiction mais la réalité inquiétante de l’école publique d’aujourd’hui dont le fonctionnement, comme l’ensemble des services publics, ressemble de plus en plus à celui d’une entreprise.
Ainsi, on veut nous imposer de nouvelles valeurs comme le fichage, le formatage et la compétition alors que nous croyons plus que jamais que les valeurs de l’école républicaine doivent être l’égalité des chances, le partage, l’échange, la coopération et le développement de l’esprit critique.
Cette réalité n’est pas décrite dans les grands médias dont l’indépendance est discutable.
C’est pourquoi nous pensons qu’il est de notre devoir de résister et d’informer.

Les réformes aboutissant à cette situation sont menées par le gouvernement avec l’aval, de par ses votes à l’assemblé, du député-maire B. Carayon.



Seconde nuit à Saint Sulpice : Succés malgré la pluie
22 juin, 2009, 15:57
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La seconde « nuit à l’école », organisée à Saint Sulpice par les associations de parents et avec le soutien du collectif, a été un succés malgré la pluie diluvienne de ce vendredi 5 juin.

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Plus de 150 personnes ont bravé les éléments pour s’informer, assister aux spectacles, partager la table espagnol et apporter leur signatures aux différentes pétitions proposées.

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Ils sont venus essentiellement de Saint Sulpice, mais aussi de Rabastens Gaillac, Lavaur et d’ailleurs.

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Les organisateurs remercient vivement tous ceux qui ont contribués à la soirée, artistes, parents et enseignants.

A lire : http://www.ladepeche.fr/article/2009/06/03/618430-Saint-Sulpice-Nuit-des-ecoles-a-Marcel-Pagnol.html



Lettre ouverte au député-maire B.Carayon
12 juin, 2009, 7:52
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La lettre ouverte ci-dessous est adressé au député-maire B.Carayon. Elle fait suite à la réponse qu’il nous a fait à la première lettre lui demandant de se positionner sur les mesures Darcos, dont un exemplaire est disponible rubrique « Action/Ecrivez aux élus ».

 

Monsieur le Député Maire,

Nous avons reçu votre réponse à notre courrier du 24 mars 2008, vous interpellant sur les inquiétudes que suscitent les réformes en cours de l’école maternelle et élémentaire. Cette réponse comporte pour nous de nombreuses affirmations qui vont à l’inverse de notre lecture des réformes. Aussi par cette lettre ouverte, afin que le débat gagne l’ensemble de la population, nous vous faisons part de ces désaccords.

Tout d’abord, vous avez adressé votre réponse au président du collectif. Or le collectif n’a pas de président, il est un outil fédérant des citoyens, des parents d’élèves et des enseignants, sans structure juridique. Il appartient à tous ceux qui partagent nos inquiétudes et veulent préserver la qualité du service public d’Education Nationale, qui lui-même est par essence la propriété de tous. Vous avez confondu la mise à disposition de l’adresse postale de l’un de ses membres avec une personnalisation du collectif. Ce malentendu étant levé, venons-en au fond.

Vous nous dites que les réformes sont engagées par le gouvernement et soutenues par la majorité présidentielle dont vous êtes issu, ayant recueilli à Lavaur plus de 60% des voix aux dernières élections législatives. Votre score sur Lavaur est un fait, mais, soyons précis, il était légèrement inférieur à 60%, 59,38% exactement, et 53,61% sur la circonscription. Et nous vous rappelons que le collectif regroupe des citoyens bien au-delà de Lavaur, que ces élections législatives ne se résumaient pas à un référendum sur les réformes de l’éducation et que la pétition que nous avons proposée sur le marché de Lavaur, dont copie vous a été envoyée, a été signée par plus de 75% des personnes interpellées ce jour là ! Nous ne pensons pas nous tromper en disant que le soutien de la population locale nous est majoritairement acquis.

Vous nous assénez ensuite des chiffres concernant le budget de l’Education Nationale et ses effectifs. Ils sont certes impressionnants, mais vous omettez de préciser que les crédits inscrits au projet de loi de finances pour 2009, soit 60 milliards d’euros, ne sont en augmentation que de 1,35% par rapport à 2008, ce qui se traduit au final par une baisse de 1,55% compte tenu de l’inflation de 2,9% en 2008. Et si vous mentionnez plus loin la suppression de 13 500 postes prévus dans ce budget, vous ne précisez pas qu’ils s’ajoutent aux 11 200 suppressions effectives à la rentrée 2008 ni aux milliers des années précédentes. Nous doutons qu’en réduisant les moyens de l’Education Nationale, on parvienne à en améliorer les résultats. Car si vous justifiez ces suppressions par le fait qu’il n’y aura aucune baisse du taux d’encadrement, nous aimerions connaître vos références en la matière ! Les nôtres sont les données du Tarn, où le nombre d’élèves dans le premier degrés en 2008 était de 30 000, comme en 1984, mais avec 140 enseignants en moins. Et se réfugier derrière la baisse démographique n’est pas non plus recevable, le taux de naissance en France étant repassé au-dessus de 2 enfants par femme et l’Ouest tarnais en particulier se peuplant plus rapidement que la moyenne du fait de l’expansion de l’agglomération toulousaine.

Vous poursuivez sur l’assouplissement de la carte scolaire, qui ne concerne pas (encore) l’enseignement primaire, mais puisque cela permet d’élargir le débat nous ne vous en voulons pas d’être hors sujet. Nous doutons, contrairement à vous, qu’elle puisse constituer une vraie mesure d’égalité des chances, car elle va permettre aux établissements de choisir leurs élèves en fonction de leurs résultats, voire de leur origine sociale, et contribuer à un déséquilibre de l’offre d’enseignement sur le territoire. Cette crainte est renforcée par la convergence des réformes en faveur de la mise en concurrence des établissements entre eux.

Pour nous rassurer sur l’avenir de l’accueil de la petite enfance (toute-petite et petite sections, ainsi qu’au-delà l’ensemble de la maternelle), vous nous renvoyez au rapport du professeur Alain Bentolila prônant l’instauration de l’obligation scolaire dès l’âge de 3 ans. Mais vous ne mentionnez pas la mise en place des jardins d’éveil ni des classes passerelles, dont Lavaur devrait être bientôt dotée et qui à terme assureront cet accueil au détriment des maternelles, faute d’enseignants disponibles. Différence de taille pour les parents, ces structures sont payantes et, selon la commune où elles seront implantées, seront plus ou moins subventionnées et donc plus ou moins accessibles financièrement ! En outre l’encadrement des enfants ne sera pas assuré par des enseignants dépendant de l’Education Nationale. Nous vous rappelons, ou apprenons, au passage que les rapports de la Cour des Comptes et de la Commission des Finances du Sénat ont conclu en faveur de l’efficacité de l’école maternelle mais aussi de son coût moins élevé pour les finances publiques que celui des autres structures. Vos administrés apprécieraient certainement que le choix se porte sur l’utilisation la plus rationnelle de leurs impôts.

Concernant la lutte contre l’échec scolaire, vous mentionnez la mise en place des dispositifs d‘accompagnement éducatif dans les collèges, étendu à la rentrée 2008 aux écoles primaires de l’éducation prioritaire au détriment certes des Rased, mais au bénéfice des enseignants, assistants d’éducation et associations scolaires qui assureront ce service. Nous vous précisons que la disparition des RASED concerne toutes les écoles, maternelles et élémentaires, alors qu’effectivement les dispositifs d’accompagnement seront concentrés sur les établissements prioritaires. Est-ce une façon de regrouper dans ces établissements les élèves en difficultés, ce que permettra la suppression de la carte scolaire ?

Le travail effectué par les RASED est un travail spécifique que ni les enseignants, ni les assistants d’éducation, ni les associations scolaires (dont les subventions ont été diminuées) ne sont en mesure de réaliser, de par leur formation et l’organisation dans le temps de ce qu’on appelle désormais les heures de soutien et les stages de remise à niveau. Nous portons également à votre attention le fait que, grâce au combat mené en faveur du maintien des RASED, seulement 1 500 postes seront supprimés sur le territoire à la rentrée 2009, contre 3 000 initialement prévus, mais que l’ensemble des suppressions prévues initialement dans le Tarn sont maintenues. Ainsi, sur votre circonscription 1 poste RASED de rééducatrice est supprimé, laissant sans aide spécifique nombre d’enfants en difficulté. Il ne faut pas confondre difficultés de compréhension d’un élève et enfants en grandes difficultés scolaires, relevant d’un diagnostic et d’une aide spécifique qui n’entrent pas dans les compétences d’un enseignant non spécialisé.

Vous enchaînez sur la mise en place des nouveaux programmes et du nouveau rythme scolaire, la semaine de 24 heures réparties sur 4 ou 5 jours, du lundi au vendredi. Ceci afin d’atteindre l’objectif d’un taux de 93% d’élèves maîtrisant les compétences de base (en français et en mathématique) en 2011. Nous ne pouvons que partager cet objectif, même s’il nous semble peu ambitieux. En effet, nous souhaiterions que l’Education Nationale se donne les moyens non seulement de donner les compétences de base à tous les élèves, mais aussi les compétences essentielles de tous les autres domaines d’apprentissages (sciences, histoire, géographie, arts…). Ce n’est surement pas en ayant réduit le temps d’enseignement de 2 heures par semaine, en ayant alourdi les programmes, en particulier des matières fondamentales, et en organisant un taux d’encadrement de plus en plus faible qu’on y parviendra, mais bien au contraire en donnant à l’Education Nationale le budget et les effectifs qu’elle nécessite.

Enfin, vous nous dites défendre l’école publique, vous-même en étant issu. Permettez-nous d’en douter, car nous aussi avons été éduqués grâce à la solidarité nationale et aux moyens que l’Etat français s’était donné d’élever le niveau des connaissances et de conscience de sa population, pour son avenir. Nous savons ce que nous lui devons, nous savons aussi qu’elle est perfectible, mais que ce n’est certainement pas de la façon dont les réformes en cours, que vous soutenez, s’y attaquent qu’elle en ressortira grandie.

Veuillez agréer, Monsieur le Député Maire, l’assurance de notre détermination.

Collectif Tarn-Ouest de Défense de l’Ecole

 

La réponse intégrale de M. Carayon : http://nuitalecole81.unblog.fr/files/2009/06/carayon.jpg



Base élèves – La lutte devient juridique
6 mai, 2009, 16:30
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Plusieurs plaintes contre le fichier Base élèves ont été déposées un peu partout en France. Pour en savoir plus, le collectif vous renvoi vers l’article de La Dépêche d’hier : http://www.ladepeche.fr/article/2009/05/05/601735-La-base-eleves-fiche-les-enfants-des-le-primaire.html

 Evidemment, nous allons tout faire pour nous associer à cette démarche, individuellement ou collectivement. Pour la marche à suivre, tout est sur le site du collectif héraultais : http://chrbe.free.fr/site/articles.php?lng=fr&pg=14



La lutte continue
4 mai, 2009, 19:55
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Le blog s’est enrichi. Sur la partie gauche, entre liens et actions, deux powerpoints à consulter et diffuser sans modération, ainsi que la lettre ouverte de P.Mérieux. Au pire ça remotive pour poursuivre la lutte, au mieux ça met les idées aux clair.

Nous tenterons de mettre à disposition de tous, dans cette rubrique Dossier, tout le matériel utile à l’organisation d’une nuit à l’école ou à la diffusion de l’information.

 

La voilà enfin, la vidéo de la nuit de Graulhet ! A consulter ici en streaming.

http://www.dailymotion.com/video/x9697w

Très bientôt, des nouvelles de la prochaine nuit organisée dans l’ouest tarnais, et des actions à venir.



Première nuit réussie !
22 mars, 2009, 13:32
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Cette première nuit, à l’école maternelle Gambetta de Graulhet a été un succès. Plus de 200 personnes sont venus, principalement de Graulhet, Lavaur, Briatexte et les alentours, plus quelques-uns uns de Gaillac, Albi, Verfeil et même Toulouse.

Première nuit réussie ! DSCF0507   test Ils sont venus pour s’informer, débattre et assister aux spectacles, ils sont repartis avec la documentation proposée qui leur servira à relayer nos messages auprès de leur entourage.                                   DSCF0509

 Plus de la moitié d’entre eux ne sont pas issus du monde enseignant, preuve que l’inquiétude face aux réformes commence à trouver un écho dans la population. Pour preuve supplémentaire, l’accueil qu’a reçu également notre présence sur le marché de Lavaur le samedi matin, où nous étions, si on comptabilise ceux qui sont arrivés après la photo, près d’une centaine.Au bilan provisoire des deux actions, ce sont plus de 500 signatures recueillies pour la pétition, beaucoup de contacts pris pour la suite et un encouragement à ne pas s’arrêter là.

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Nous tenons à remercier chaleureusement pour leur soutien et leur investissement :
- tous les services et les élus de la Mairie de Graulhet
- le collectif IUFM d’Albi
- les Associations Educatives Complémentaires de l’Enseignement Public
- les associations locales Pistil et Volubilo
- les groupes de musique Le Bal des Fous et Au Village Sans Prétention
- la trapéziste Béa et la flûtiste Galou
- tous les parents et les enseignants qui ont participé à la préparation et au déroulement de cet événement

 Retrouver les échos de ces premières actions dans la presse locale :

http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/18/575317-Lavaur-La-nuit-des-ecoles-se-prepare-activement.html

http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/12/572126-Une-Nuit-des-ecoles-face-aux-reformes.html

http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/24/581119-Graulhet-Plein-succes-pour-la-Nuit-des-ecoles.html

http://www.ladepeche.fr/article/2009/03/22/580252-Lavaur-Le-collectif-Tarn-ouest-de-defense-de-l-ecole-sur-le-marche.html



Première nuit à Graulhet le 20 mars
6 mars, 2009, 12:00
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Face à l’avalanche de réformes qui menacent l’école publique, des parents et
des enseignants de la circonscription de Lavaur organisent deux événements :
une nuit des écoles à l’école maternelle Gambetta de Graulhet, vendredi 20
mars à partir de 19 h et un rassemblement à Lavaur, samedi 21 mars à 10 h
devant l’école élémentaire du Centre puis sur le marché.
La nuit des écoles est une soirée conviviale (informations sous forme de
stands, propositions d’actions, table espagnole, animations culturelles) où
seront présents des parents, des enseignants, mais aussi des associations
éducatives, des membres du rased, des conseillers pédagogiques, …

Le débat dépassant les problématiques locales, nous invitons à ce joindre à
nous tous les citoyens du Tarn qui désirent s’informer sur ces réformes et
agir pour la défense de l’école publique.

 


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